Partagez
Aller en bas

 Sweet Creature, wherever I go... You bring me home. ~ 「PV - Mon Fils Chéri. ♥」

avatar
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 6
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 26 Sep - 9:47
5h45.

La voix de HEIZE me murmure calmement de me réveiller et c'est presque par automatisme que j'attrape mon portable pour le retourner face contre la table de chevet. Inutile, puisque les hauts-parleurs sont à l'arrière mais je n'avais pas pour objectif de l'arrêter. Au contraire. Je sais que je dois me lever. Le pire étant que je sais que je dois le faire après tout juste trois heures de sommeil, mais c'est assez habituel pour que j'ouvre simplement les yeux sans rechigner.

Mon regard se glisse alors vers ma droite et, doucement, à un rythme néanmoins spécial, mon cœur se met en marche dans ma poitrine alors même que mes doigts, eux, se frayent un chemin empli de tendresse en direction de l'épaule de ma femme. Ma femme. Le simple fait de me le dire me fait sourire bêtement et mes lèvres rejoignent bientôt ma main pour déposer un baiser impalpable contre sa peau. Attention délicate du matin, envie d'en chercher plus mais je me contente de l'accueillir dans mes bras quand son corps vient à ma recherche, possiblement parce qu'elle m'a senti me lever. Je sais que je ne l'ai pas réveillée, mais je me sens toujours un peu coupable à chaque fois qu'elle se love contre moi dès l'instant même où je soulève notre couette.

« Bon matin. » lui murmuré-je en déposant un petit baiser dans ses cheveux.

Un petit grondement incompréhensible me fait office de réponse et je souris un peu plus en partant à la recherche de son visage à l'aide de mes lèvres.
Je l'aime. C'est fou comme je l'aime. Du parfum de ses cheveux à la longueur de ses cils. De ses sourires à la limite de l'arrogance à la façon dont ses immenses yeux, bleus, me sourient quand je la regarde. Mon cœur rate un battement dès l'instant où mes lèvres effleurent les siennes et je le sens repartir de plus belle alors même que mes doigts se perdent dans le creux de son dos. Redécouvrent tendrement sa peau tout d'abord avec délicatesse, sans rien de plus que toute la tendresse que j'ai envie de lui offrir à chaque fois que je la sens contre moi. Je t'aime. C'est fou comme je t'aime. Je n'ai même plus réellement besoin de le lui dire mais je le fais, simplement parce que j'en ai envie. Mes jambes s'entremêlent aux siennes et je dépose un baiser amoureux contre son cou, sous son oreille, avant que ma voix ne résonne une fois de plus. Éraillée par le réveil, néanmoins attendrie par tout ce qu'elle me fait ressentir par la force seule de sa respiration contre ma peau.

« Je t'aime. »

Et je ne peux pas m'empêcher de donner à mes mots des élans de promesses que j'ai déjà formulées le jour où elle est devenue ma femme – et même avant. Hier, aujourd'hui et même après. Et si je pouvais l'aimer pour l'éternité, sans le moindre doute, je le ferais.
avatar
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 30
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 25

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 26 Sep - 21:29
Un jour je buterai tous les réveils de la Terre. Tous les réveils qui eussent déjà existé. Je n’aimais pas les réveils quand j’étais endormie, les appréciai seulement une fois levée et douchée. 05h45.

Son réveil sonna et je me recroquevillai autour de la main qui tenait mon portable, yeux clos, me retenant de balancer ma lampe de chevet sur son Iphone XS Max. Un jour, j’en étais sûre, mon geste allait aboutir par automatisme. Peut-être que ce jour-là mon bras fera exprès de ne plus savoir viser juste. 05h45 putain, quelle personne censée se levait à cette heure-là ? Je savais très bien qu’il devait se lever, d’ailleurs je savais très bien que je devais me lever aussi mais tant que je pouvais grappiller des secondes de sommeil, je le faisais. D’autant que je n’aimais pas me lever quand j’étais assoupie – et que je n’aimais pas non plus dormir quand j’étais levée. Encore dans les vapes, mon cerveau refusant de se réveiller, les doigts qui se frayèrent sur mon épaule me détendirent. Je souris automatiquement dans mon oreiller, bien que cela ne fut pas visible pour mon époux, et enfonçai de plus belle mon visage dedans. Le baiser qui se posa contre la peau de mon épaule me fit bouger légèrement, autant par protestation que par tendresse. Non je n’allais pas me réveiller, oui j’aimais ses petites attentions matinales. Un froid commença à se faire ressentir et je me blottis par automatisme contre lui, emportant l’un de ses bras que je pliai machinalement pour m’en servir d’oreiller. Retrouvant peu à peu de la chaleur, j’émergeai lentement sans que mon cerveau ne se décidât à me sortir de mon sommeil précaire.

- Bon matin., me murmura-t-il en embrassant mes cheveux.

Je grommelai un « Ta gueule, je dors. » incompréhensible et étouffé par mon coussin. En sentant ses lèvres contre ma joue, j’émergeai enfin en inclinant légèrement la tête de manière à pouvoir le voir – bien que mes paupières étaient closes. Je papillonnai des paupières avant de les ouvrir lentement, m’étirant de tout mon long avant de me blottir contre lui, contre sa chaleur, à nouveau. Et il m’embrassa. Je souris et j’entourai son visage de mes bras, mes mains se perdant ses cheveux en lui rendant son baiser, après avoir jerté mon portable sur ma table de chevet. Ma main gauche caressait tendrement ses cheveux tandis que les doigts de ma main droite effleurèrent la peau de sa nuque, caressant son épaule avant de se poser en douceur sur son omoplate. Tandis que nos jambes se mêlèrent et s’entremêlèrent, un sourire peignit mes lèvres au baiser qu’il me fit dans le cou, auquel je répondis en embrassant ses cheveux avec amour, mon souffle régulier et chaud se mêlant à ces derniers.

- Je t’aime.

Je me recroquevillai contre lui de plus belle et embrassai son front, ses yeux, son nez, puis ses lèvres, avec toute la délicatesse dont je savais faire preuve dans ce genre de moments, face à ce genre de promesses. Lorsque je détachai mes lèvres des siennes, j’ancrai mon regard dans le sien, me perdant dans ses yeux tandis que ma main gauche vint caresser sa joue avec douceur, avec joie.  Si je détestais me réveiller, ce genre de réveil ne me posait aucun problème.

- Je t’aime aussi., soufflais-je, ma voix pareille à une brise douce et chaude.

Une évidence, l’expression de mon coeur, de mon amour. La respiration de mon âme. J’enfouis mon visage dans la courbe de sa gorge et fit courir ma main le long de son dos en de larges caresses, douces et voluptueuses. Mes paupières se fermèrent d’elles-même et mon souffle régulier, posé, silencieux effleura sa peau. Salut. Je viens juste t’annoncer que Miki est ton Pégase. Salut. Je clignai des paupières et me redressai en grognant, avisant mon époux du regard qui semblait plongé dans une sorte de catatonie.

- … tu veux un café ?

Miki. Mon Pégase. Mon... centre de télépathie.
La blague.
avatar
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 6
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 11 Déc - 6:46
Je crois que ma journée n'aurait pas pu mieux commencer. Aucune journée ne peut mieux commencer que celles où je me réveille avec Hana, de toutes manières. Rien n'est mieux que sa respiration contre ma peau, que ses doigts contre mon dos, que sa bouche contre la mienne. Je l'ai su dès le premier jour où je me suis réveillé à ses côtés, dès le premier jour où j'ai eu la chance de l'aimer. Rien ne peut être mieux. Pas même ce que je pensais m'être essentiel, avant de la rencontrer.

« Je t'aime aussi. »

L'évidence me fait frémir au même titre que sa respiration contre mon cou et, dans un mouvement presque automatique, mes mains se glissent lentement son dos à ses hanches pour tout doucement les agripper. Je vais probablement être en retard. Plus certainement que probablement, même. Mais l'éventualité me soutire un sourire bien plus amusé qu'inquiet et je perds mon visage dans ses cheveux afin de retrouver son parfum en caressant son bassin du bout des doigts.

Salut. Je t'annonce que tu es le Pégase de l'Électricité. Le Gardien de ta femme, des fois que ce ne soit pas assez clair. Salut.

… Quoi ?

Hana s'échappe de mes doigts et, sur l'instant, je suis à peine capable de convenablement m'en apercevoir. J'ai rêvé ? Ou c'est une mauvaise blague ? Pourtant, nous sommes bien seuls dans la chambre et le ton de ma femme est le détail qui me ramène presque instantanément à la réalité.

« Euh. »

Impossible d'en dire plus. Impossible de réagir plus. La voix était même bien trop réelle dans ma tête pour que je puisse prétendre l'avoir imaginée et... un Pégase ? Un Gardien ? On parle bien des poneys ailés que Ichigo aime regarder à la télé ?

« … Attends quoi ?! »

Mes yeux remontent en direction du visage de ma femme et je saute hors du lit pour m'assurer qu'aucune mauvaise blague ne se cache dessous. Sans succès. Évidemment puisque notre lit est un boxspring.

« Est-ce que... »

Ma tête s'incline instinctivement sur le côté et je laisse quelques secondes s'écouler avant de lui emboîter le pas en direction de la cuisine. Je peux bien lui demander, non ? Au pire, elle mettra ça sur la faute à mon manque de sommeil. Au mieux, elle comprendra plus facilement ce qu'il se passe.

« … je viens de rêver ? » avancé-je en attrapant la télécommande des stores avec scepticisme. « J'ai entendu quelqu'un me dire que je suis ton... pégase ? Ton Gardien ? Et la voix en question me paraissait étrangement familière. »

C'est tout simplement impossible. J'ai forcément rêvé. J'ai forcément imagin--
La petite explosion au creux de ma main m'arrache à mon accès de panique mentale et je baisse les yeux en direction du petit boîtier blanc désormais noir que je tiens entre mes doigts, incrédule. Une petite flamme crépite à l'endroit même où étaient supposées se trouver les piles servant à alimenter la télécommande et je me sens presque blêmir alors que mon cœur se met à tambouriner ma poitrine en réponse à mon anxiété.
Un petit gémissement. À peine viril. Et ce qu'il reste de la télécommande – grillée – traverse la pièce pour finir en éclats contre le mur.

« Ok. Tout devient totalement bizarre. »

avatar
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 30
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 25

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 11 Déc - 19:52
Me passant une main dans les cheveux, un grognement à la fois indigné et… pas-content s’échappa de mes lèvres. La magie et sa notion de timing dans ce genre de cas, c’était vraiment pas ça… Je me tournais vers Miki, qui était visiblement toujours enfoncé dans sa catatonie, et je lui demandais alors s’il voulait un café. Sa réponse éloquente n’obtint pas de réplique taquine, comme je l’aurais d’ordinaire fait. Sauf que… là, le ton n’était pas à la plaisanterie. Donc non. Et pourquoi est-ce que mon amour se retrouvait à être centre de télépathie ? Je ne lui aurais jamais souhaité ça. D’abord et surtout parce que je connaissais les inconvénients d’une telle fonction et que j’étais prête à parier qu’il allait vraiment avoir du mal à pallier à ces derniers.

Je soupirai allègrement, ronchonnant de manière incompréhensible sur les aléas de la vie. J’avais une séance de tournage aux aurores, en plus… Je regardai l’heure sur ma montre. 05:52. Ok, c’était mort, je serais en retard. Tant pis, j’en parlerais à mon manager après. En prenant une journée off au pied levé si cela s’avérait nécessaire. Je me redressais, assise sur le lit, et Miki sortit de sa catatonie pour me regarder avec des yeux… sidérés. Oui, c’était bien ça ; je connaissais cette sidération. Et sa voix fut aussi sidérée que ses yeux, voire plus.

- Attends quoi ?!
- Café. Je prends mon café du matin d’abord. Je t’explique après.
, répondis-je de ma voix matinale, soit rocailleuse et étonnamment rauque.

J’aurais grogné dans d’autres circonstances. Pas là. Non que je n’en eusse pas le droit mais... il devait être paniqué, perdu, en tous cas en état de choc de manière tout à fait légitime qui plus est, là où j’étais seulement très agacée. Et autant râler m’aidait, autant ce n’était clairement pas la solution ici. Je soupirai une fois de plus et, considérant mon pyjama, je haussai les épaules et me dirigeai vers notre cuisine. J’avais besoin d’un café, sinon j’allais me mettre à râler au vingtième degré et ce n’était absolument pas la réaction qui allait aider mon amour. Clairement pas.

- Est-ce que…
- Café d’abord. Questions après. … s’il te plaît.
, murmurai-je.

Je lui jetai un regard désolé, pour m’excuser de réagir ainsi. Je préférais, cela dit, m’empêcher d’avoir les mauvaises réactions. Saleté de magie… Je t’ai entendu. Parfait, alors ta gueule saleté. Mais avec grand plaisir ! Je râlais de manière complètement incompréhensible et inintelligible. Je pris des grains de café et, tout en les moulant, je refermais le sachet contenant les graines ; moudre acheva de me détendre. Je respirai profondément, chassant mon agacement à chaque expiration. Ok. Ok… Je remplis notre bouilloire – électrique – d’eau et la posai sur son socle, puis j’appuyais sur le bouton. Pas de court-circuit ? Nickel. J’étais bel et bien calme.

- … je viens de rêver ?
- Non.
- J'ai entendu quelqu'un me dire que je suis ton... pégase ? Ton Gardien ? Et la voix en question me paraissait étrangement familière.


Je m’adossai au rebord du plan de travail avant de tourner mon visage vers lui, qui avait une télécommande en main. On parie qu’il va la court-circuiter ? Vu son état de choc, pari non suivi. Je soupirai et un léger sourire naquit sur mes lèvres. Ah, décidément…

- Pégase de l’Électricité, oui. C’est un… surnom que la magie donne aux Gardiens. Tu es un de mes quatre Gardiens, d’ailleurs., répondis-je juste avant qu’une petite explosion ne retentît.

Hm… magnifique. Je me détachai du plan de travail de la cuisine et rejoignis le salon en me déplaçant suffisamment rapidement pour intercepter la télécommande au vol, alors que Miki gémissait. Très brièvement. Je le regardai et passai ma main dans mes cheveux lorsqu’il commenta la bizarrerie des événements mais je n’ajoutai rien de plus, me contentant de poser la fichue – littéralement – télécommande sur notre table basse. Est-ce que j’avais plus la flemme d’aller chercher de nouvelles piles ou de lancer une Incantation ? Je regardai la télécommande et, après avoir très légèrement penché la tête de côté, je me mis à réciter une Incantation à voix basse. Un parchemin apparut devant moi et se déplia – de haut en bas –, lévitant au niveau de mes yeux, dès la deuxième phrase – en japonais – dite. L’Incantation se termina quatre phrases plus tard et la télécommande comme les piles étaient soudainement neuves.

- Si tu as d’autres questions… c’est le moment., lançai-je d’une voix posée, douce, en lui lançant un regard bienveillant et en prenant tendrement sa main dans la mienne

Là. Là, c’était la bonne réaction, même s’il n’allait pas forcément bien le prendre. Un petit bip me fit lâcher sa main et je retournais dans la cuisine pour préparer le café et le verser sur la mouture. J’avais évidemment sorti notre plus grande cafetière. Il allait m’en falloir du café pour supporter la journée… et à lui aussi. Enfin, peut-être pas, dans son cas… Bref. Une fois cela fait, je me servis une tasse tout en débranchant le socle de notre bouilloire électrique et en remettant cette dernière… sur ce dernier. Même tes pensées se font la malle ? … Merde, ok ? Merde. Je sortis une autre tasse pour Miki et le bruit du café s’écoulant dans le contenant m’apaisa.


Contenu sponsorisé

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum