Partagez
Aller en bas

 Sweet Creature, wherever I go... You bring me home. ~ 「PV - Mon Fils Chéri. ♥」

Miura Miki I.
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 7
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 26 Sep - 9:47
5h45.

La voix de HEIZE me murmure calmement de me réveiller et c'est presque par automatisme que j'attrape mon portable pour le retourner face contre la table de chevet. Inutile, puisque les hauts-parleurs sont à l'arrière mais je n'avais pas pour objectif de l'arrêter. Au contraire. Je sais que je dois me lever. Le pire étant que je sais que je dois le faire après tout juste trois heures de sommeil, mais c'est assez habituel pour que j'ouvre simplement les yeux sans rechigner.

Mon regard se glisse alors vers ma droite et, doucement, à un rythme néanmoins spécial, mon cœur se met en marche dans ma poitrine alors même que mes doigts, eux, se frayent un chemin empli de tendresse en direction de l'épaule de ma femme. Ma femme. Le simple fait de me le dire me fait sourire bêtement et mes lèvres rejoignent bientôt ma main pour déposer un baiser impalpable contre sa peau. Attention délicate du matin, envie d'en chercher plus mais je me contente de l'accueillir dans mes bras quand son corps vient à ma recherche, possiblement parce qu'elle m'a senti me lever. Je sais que je ne l'ai pas réveillée, mais je me sens toujours un peu coupable à chaque fois qu'elle se love contre moi dès l'instant même où je soulève notre couette.

« Bon matin. » lui murmuré-je en déposant un petit baiser dans ses cheveux.

Un petit grondement incompréhensible me fait office de réponse et je souris un peu plus en partant à la recherche de son visage à l'aide de mes lèvres.
Je l'aime. C'est fou comme je l'aime. Du parfum de ses cheveux à la longueur de ses cils. De ses sourires à la limite de l'arrogance à la façon dont ses immenses yeux, bleus, me sourient quand je la regarde. Mon cœur rate un battement dès l'instant où mes lèvres effleurent les siennes et je le sens repartir de plus belle alors même que mes doigts se perdent dans le creux de son dos. Redécouvrent tendrement sa peau tout d'abord avec délicatesse, sans rien de plus que toute la tendresse que j'ai envie de lui offrir à chaque fois que je la sens contre moi. Je t'aime. C'est fou comme je t'aime. Je n'ai même plus réellement besoin de le lui dire mais je le fais, simplement parce que j'en ai envie. Mes jambes s'entremêlent aux siennes et je dépose un baiser amoureux contre son cou, sous son oreille, avant que ma voix ne résonne une fois de plus. Éraillée par le réveil, néanmoins attendrie par tout ce qu'elle me fait ressentir par la force seule de sa respiration contre ma peau.

« Je t'aime. »

Et je ne peux pas m'empêcher de donner à mes mots des élans de promesses que j'ai déjà formulées le jour où elle est devenue ma femme – et même avant. Hier, aujourd'hui et même après. Et si je pouvais l'aimer pour l'éternité, sans le moindre doute, je le ferais.
Mistwalker Hana
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 70
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 26

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 26 Sep - 21:29
Un jour je buterai tous les réveils de la Terre. Tous les réveils qui eussent déjà existé. Je n’aimais pas les réveils quand j’étais endormie, les appréciai seulement une fois levée et douchée. 05h45.

Son réveil sonna et je me recroquevillai autour de la main qui tenait mon portable, yeux clos, me retenant de balancer ma lampe de chevet sur son Iphone XS Max. Un jour, j’en étais sûre, mon geste allait aboutir par automatisme. Peut-être que ce jour-là mon bras fera exprès de ne plus savoir viser juste. 05h45 putain, quelle personne censée se levait à cette heure-là ? Je savais très bien qu’il devait se lever, d’ailleurs je savais très bien que je devais me lever aussi mais tant que je pouvais grappiller des secondes de sommeil, je le faisais. D’autant que je n’aimais pas me lever quand j’étais assoupie – et que je n’aimais pas non plus dormir quand j’étais levée. Encore dans les vapes, mon cerveau refusant de se réveiller, les doigts qui se frayèrent sur mon épaule me détendirent. Je souris automatiquement dans mon oreiller, bien que cela ne fut pas visible pour mon époux, et enfonçai de plus belle mon visage dedans. Le baiser qui se posa contre la peau de mon épaule me fit bouger légèrement, autant par protestation que par tendresse. Non je n’allais pas me réveiller, oui j’aimais ses petites attentions matinales. Un froid commença à se faire ressentir et je me blottis par automatisme contre lui, emportant l’un de ses bras que je pliai machinalement pour m’en servir d’oreiller. Retrouvant peu à peu de la chaleur, j’émergeai lentement sans que mon cerveau ne se décidât à me sortir de mon sommeil précaire.

- Bon matin., me murmura-t-il en embrassant mes cheveux.

Je grommelai un « Ta gueule, je dors. » incompréhensible et étouffé par mon coussin. En sentant ses lèvres contre ma joue, j’émergeai enfin en inclinant légèrement la tête de manière à pouvoir le voir – bien que mes paupières étaient closes. Je papillonnai des paupières avant de les ouvrir lentement, m’étirant de tout mon long avant de me blottir contre lui, contre sa chaleur, à nouveau. Et il m’embrassa. Je souris et j’entourai son visage de mes bras, mes mains se perdant ses cheveux en lui rendant son baiser, après avoir jerté mon portable sur ma table de chevet. Ma main gauche caressait tendrement ses cheveux tandis que les doigts de ma main droite effleurèrent la peau de sa nuque, caressant son épaule avant de se poser en douceur sur son omoplate. Tandis que nos jambes se mêlèrent et s’entremêlèrent, un sourire peignit mes lèvres au baiser qu’il me fit dans le cou, auquel je répondis en embrassant ses cheveux avec amour, mon souffle régulier et chaud se mêlant à ces derniers.

- Je t’aime.

Je me recroquevillai contre lui de plus belle et embrassai son front, ses yeux, son nez, puis ses lèvres, avec toute la délicatesse dont je savais faire preuve dans ce genre de moments, face à ce genre de promesses. Lorsque je détachai mes lèvres des siennes, j’ancrai mon regard dans le sien, me perdant dans ses yeux tandis que ma main gauche vint caresser sa joue avec douceur, avec joie.  Si je détestais me réveiller, ce genre de réveil ne me posait aucun problème.

- Je t’aime aussi., soufflais-je, ma voix pareille à une brise douce et chaude.

Une évidence, l’expression de mon coeur, de mon amour. La respiration de mon âme. J’enfouis mon visage dans la courbe de sa gorge et fit courir ma main le long de son dos en de larges caresses, douces et voluptueuses. Mes paupières se fermèrent d’elles-même et mon souffle régulier, posé, silencieux effleura sa peau. Salut. Je viens juste t’annoncer que Miki est ton Pégase. Salut. Je clignai des paupières et me redressai en grognant, avisant mon époux du regard qui semblait plongé dans une sorte de catatonie.

- … tu veux un café ?

Miki. Mon Pégase. Mon... centre de télépathie.
La blague.
Miura Miki I.
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 7
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 11 Déc - 6:46
Je crois que ma journée n'aurait pas pu mieux commencer. Aucune journée ne peut mieux commencer que celles où je me réveille avec Hana, de toutes manières. Rien n'est mieux que sa respiration contre ma peau, que ses doigts contre mon dos, que sa bouche contre la mienne. Je l'ai su dès le premier jour où je me suis réveillé à ses côtés, dès le premier jour où j'ai eu la chance de l'aimer. Rien ne peut être mieux. Pas même ce que je pensais m'être essentiel, avant de la rencontrer.

« Je t'aime aussi. »

L'évidence me fait frémir au même titre que sa respiration contre mon cou et, dans un mouvement presque automatique, mes mains se glissent lentement son dos à ses hanches pour tout doucement les agripper. Je vais probablement être en retard. Plus certainement que probablement, même. Mais l'éventualité me soutire un sourire bien plus amusé qu'inquiet et je perds mon visage dans ses cheveux afin de retrouver son parfum en caressant son bassin du bout des doigts.

Salut. Je t'annonce que tu es le Pégase de l'Électricité. Le Gardien de ta femme, des fois que ce ne soit pas assez clair. Salut.

… Quoi ?

Hana s'échappe de mes doigts et, sur l'instant, je suis à peine capable de convenablement m'en apercevoir. J'ai rêvé ? Ou c'est une mauvaise blague ? Pourtant, nous sommes bien seuls dans la chambre et le ton de ma femme est le détail qui me ramène presque instantanément à la réalité.

« Euh. »

Impossible d'en dire plus. Impossible de réagir plus. La voix était même bien trop réelle dans ma tête pour que je puisse prétendre l'avoir imaginée et... un Pégase ? Un Gardien ? On parle bien des poneys ailés que Ichigo aime regarder à la télé ?

« … Attends quoi ?! »

Mes yeux remontent en direction du visage de ma femme et je saute hors du lit pour m'assurer qu'aucune mauvaise blague ne se cache dessous. Sans succès. Évidemment puisque notre lit est un boxspring.

« Est-ce que... »

Ma tête s'incline instinctivement sur le côté et je laisse quelques secondes s'écouler avant de lui emboîter le pas en direction de la cuisine. Je peux bien lui demander, non ? Au pire, elle mettra ça sur la faute à mon manque de sommeil. Au mieux, elle comprendra plus facilement ce qu'il se passe.

« … je viens de rêver ? » avancé-je en attrapant la télécommande des stores avec scepticisme. « J'ai entendu quelqu'un me dire que je suis ton... pégase ? Ton Gardien ? Et la voix en question me paraissait étrangement familière. »

C'est tout simplement impossible. J'ai forcément rêvé. J'ai forcément imagin--
La petite explosion au creux de ma main m'arrache à mon accès de panique mentale et je baisse les yeux en direction du petit boîtier blanc désormais noir que je tiens entre mes doigts, incrédule. Une petite flamme crépite à l'endroit même où étaient supposées se trouver les piles servant à alimenter la télécommande et je me sens presque blêmir alors que mon cœur se met à tambouriner ma poitrine en réponse à mon anxiété.
Un petit gémissement. À peine viril. Et ce qu'il reste de la télécommande – grillée – traverse la pièce pour finir en éclats contre le mur.

« Ok. Tout devient totalement bizarre. »

Mistwalker Hana
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 70
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 26

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 11 Déc - 19:52
Me passant une main dans les cheveux, un grognement à la fois indigné et… pas-content s’échappa de mes lèvres. La magie et sa notion de timing dans ce genre de cas, c’était vraiment pas ça… Je me tournais vers Miki, qui était visiblement toujours enfoncé dans sa catatonie, et je lui demandais alors s’il voulait un café. Sa réponse éloquente n’obtint pas de réplique taquine, comme je l’aurais d’ordinaire fait. Sauf que… là, le ton n’était pas à la plaisanterie. Donc non. Et pourquoi est-ce que mon amour se retrouvait à être centre de télépathie ? Je ne lui aurais jamais souhaité ça. D’abord et surtout parce que je connaissais les inconvénients d’une telle fonction et que j’étais prête à parier qu’il allait vraiment avoir du mal à pallier à ces derniers.

Je soupirai allègrement, ronchonnant de manière incompréhensible sur les aléas de la vie. J’avais une séance de tournage aux aurores, en plus… Je regardai l’heure sur ma montre. 05:52. Ok, c’était mort, je serais en retard. Tant pis, j’en parlerais à mon manager après. En prenant une journée off au pied levé si cela s’avérait nécessaire. Je me redressais, assise sur le lit, et Miki sortit de sa catatonie pour me regarder avec des yeux… sidérés. Oui, c’était bien ça ; je connaissais cette sidération. Et sa voix fut aussi sidérée que ses yeux, voire plus.

- Attends quoi ?!
- Café. Je prends mon café du matin d’abord. Je t’explique après.
, répondis-je de ma voix matinale, soit rocailleuse et étonnamment rauque.

J’aurais grogné dans d’autres circonstances. Pas là. Non que je n’en eusse pas le droit mais... il devait être paniqué, perdu, en tous cas en état de choc de manière tout à fait légitime qui plus est, là où j’étais seulement très agacée. Et autant râler m’aidait, autant ce n’était clairement pas la solution ici. Je soupirai une fois de plus et, considérant mon pyjama, je haussai les épaules et me dirigeai vers notre cuisine. J’avais besoin d’un café, sinon j’allais me mettre à râler au vingtième degré et ce n’était absolument pas la réaction qui allait aider mon amour. Clairement pas.

- Est-ce que…
- Café d’abord. Questions après. … s’il te plaît.
, murmurai-je.

Je lui jetai un regard désolé, pour m’excuser de réagir ainsi. Je préférais, cela dit, m’empêcher d’avoir les mauvaises réactions. Saleté de magie… Je t’ai entendu. Parfait, alors ta gueule saleté. Mais avec grand plaisir ! Je râlais de manière complètement incompréhensible et inintelligible. Je pris des grains de café et, tout en les moulant, je refermais le sachet contenant les graines ; moudre acheva de me détendre. Je respirai profondément, chassant mon agacement à chaque expiration. Ok. Ok… Je remplis notre bouilloire – électrique – d’eau et la posai sur son socle, puis j’appuyais sur le bouton. Pas de court-circuit ? Nickel. J’étais bel et bien calme.

- … je viens de rêver ?
- Non.
- J'ai entendu quelqu'un me dire que je suis ton... pégase ? Ton Gardien ? Et la voix en question me paraissait étrangement familière.


Je m’adossai au rebord du plan de travail avant de tourner mon visage vers lui, qui avait une télécommande en main. On parie qu’il va la court-circuiter ? Vu son état de choc, pari non suivi. Je soupirai et un léger sourire naquit sur mes lèvres. Ah, décidément…

- Pégase de l’Électricité, oui. C’est un… surnom que la magie donne aux Gardiens. Tu es un de mes quatre Gardiens, d’ailleurs., répondis-je juste avant qu’une petite explosion ne retentît.

Hm… magnifique. Je me détachai du plan de travail de la cuisine et rejoignis le salon en me déplaçant suffisamment rapidement pour intercepter la télécommande au vol, alors que Miki gémissait. Très brièvement. Je le regardai et passai ma main dans mes cheveux lorsqu’il commenta la bizarrerie des événements mais je n’ajoutai rien de plus, me contentant de poser la fichue – littéralement – télécommande sur notre table basse. Est-ce que j’avais plus la flemme d’aller chercher de nouvelles piles ou de lancer une Incantation ? Je regardai la télécommande et, après avoir très légèrement penché la tête de côté, je me mis à réciter une Incantation à voix basse. Un parchemin apparut devant moi et se déplia – de haut en bas –, lévitant au niveau de mes yeux, dès la deuxième phrase – en japonais – dite. L’Incantation se termina quatre phrases plus tard et la télécommande comme les piles étaient soudainement neuves.

- Si tu as d’autres questions… c’est le moment., lançai-je d’une voix posée, douce, en lui lançant un regard bienveillant et en prenant tendrement sa main dans la mienne

Là. Là, c’était la bonne réaction, même s’il n’allait pas forcément bien le prendre. Un petit bip me fit lâcher sa main et je retournais dans la cuisine pour préparer le café et le verser sur la mouture. J’avais évidemment sorti notre plus grande cafetière. Il allait m’en falloir du café pour supporter la journée… et à lui aussi. Enfin, peut-être pas, dans son cas… Bref. Une fois cela fait, je me servis une tasse tout en débranchant le socle de notre bouilloire électrique et en remettant cette dernière… sur ce dernier. Même tes pensées se font la malle ? … Merde, ok ? Merde. Je sortis une autre tasse pour Miki et le bruit du café s’écoulant dans le contenant m’apaisa.


Miura Miki I.
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 7
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 21 Déc - 11:36
« Pégase de l’Électricité, oui. C’est un… surnom que la magie donne aux Gardiens. Tu es un de mes quatre Gardiens, d’ailleurs. »

Oh bah oui. Oh oui oui bien sûr, ça tombe sous le sens. De la magie. Ceci explique cela. Comment ai-je pu ne pas y penser avant ? C’était évident, pourtant. Peter Pan a La Fée Clochette, Sasha a Pikachu, ma femme se doit d'avoir son putain de pégase.

« J'ai besoin d'un café. »

Et elle aussi. Sûrement plus que moi. La magie. Un Gardien. Un Pégase. Elle m’aurait parlé de licorne j'aurais sérieusement envisagé l'idée de l'emmener consulter. Et le pire… C'est qu’elle-même elle y croit. Ou tout du moins… elle agit comme si c'était vrai. Mais on est d'accord que non, non ? C’est juste une mauvaise blague. Elle va bientôt me rire à la gueule et me dire que c'est l'âge, non ? … Non. Non. Non parce que c'est clairement pas Hana, ça. Hana m'aurait souri dès le départ en me faisant remarquer à quel point je suis adorablement idiot.

Et plus tout me semble réel, plus j'ai l'impression de devenir cinglé. Plus le temps passe et moins j'y comprends quoi que ce soit. Ça n’a aucun sens, et puis… la magie n'existe pas, si ?
L'explosion de la télécommande est presque une preuve désagréable que toute cette connerie est bien réelle et je peux jurer que je l'ai regardée comme si elle était ma grand-mère en maillot de bain, avant de la jeter. Sans me retenir de lamentablement gémir. Hana s'en fout, de toute manière, elle m'entend gémir assez souvent, de bien des façons, pour que--

« Qu'est-ce que tu f-- »

Il ne lui suffit que de quelques mots. Quelques mots et ma formidable erreur est réparée comme par magie alors que… Alors que ma grand-mère passe du maillot de bain au complet Victoria's Secret.

« Si tu as d'autres questions… c'est le moment. »
« Hein ? »

C'était presque instinctif. Sa main autour de la mienne apaise ma panique mais je ne peux que la regarder, médusé, alors qu'elle s'éloigne en direction de la cafetière.

« ... Où est la caméra cachée ? »

La télécommande était programmée pour exploser, non ? Et la voix dans ma tête venait clairement de haut-parleurs cachés dans notre chambre, non ? Elle a juste prétendu ne pas l’avoir entendue. Ni plus ni moins.
Alors pourquoi elle me regarde comme si elle attendait, patiemment, que je me décide à parler ?


« ... Tu es sérieuse. »

Un bref soupir s'échappe de mes lèvres et je ferme mes yeux de toutes mes forces en ébouriffant mes cheveux. J'en serais presque à les arracher, si la calvitie ne me faisait pas aussi peur, putain. C'est une bl--. Non. Merde, non.

« Ça peut pas être vrai. Je dors encore, c'est ça ? Ou alors je deviens tout simplement cinglé. J'aurais dû écouter Renka quand elle m’a dit de sérieusement prendre du repos. »

Donner raison à ma manager m'aurait été totalement inconcevable, avant aujourd'hui. Plutôt crever. Mais même là, je peux pas. Les baisers de ma femme étaient trop réels. Ce réveil était trop réel. Jusqu'à son agacement. Tout est beaucoup trop réel alors merde. Merde.
Merde.

« Ok. Alors… Mettons que je sois vraiment ta… licorne, ton pégase, ton poney, peu importe… C'est quoi un Gardien et pourquoi je suis le tien ? Quel rapport avec la magie ? C'est pas que dans My Little Pony, ça ? »

J'ai presque l'impression de sentir mon cou se briser sous le poids de ma tête, tellement elle est lourde. Mon corps se dirige presque instinctivement dans notre canapé et je m’y écrase en gémissant, encore. Lamentablement.

« Je suis en train de devenir fou. »

Mistwalker Hana
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 70
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 26

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 1 Jan - 4:27
Il était mon Pégase. Mon... centre de télépathie. Tu l'as déja pensé. Ta gueule. Je passai une main dans mes cheveux pour la énième fois et, de l'autre main, je m'emparais du sucre que je versais dans le café de Miki.

- ... Tu es sérieuse.

Ma main quitta mes cheveux pour prendre une cuillère avec laquelle je touillais le café de mon amour. Je savais que ce n'était pas une question, que ce n'était qu'un pur constat de sa part qui n'attendait aucune réponse...

- Oui.

Il soupira et je me concentrais sur les cafés. Je préparais un petit plateau où je finis par mettre tout le paquet de sucre en morceaux et la cafetière de deux litres. Il allait m'en falloir du café... Attends, t'as pris du sucre roux pour le caf-... TOI TA GUEULE ! Je réprimai le grognement mauvais qui manqua de se transformer en hurlement. À la place, ma main se resserra autour du rebord de l'évier, si fortement que mes doigts blanchis me hurlèrent brusquement que j'y étais allée trop fort.

- Ça peut pas être vrai. Je dors encore, c'est ça ?
- J'aimerais... mais non, tu es éveillé.
, répondis-je en traversant le salon avec mon plateau.

Que je l'interrompisse ne l'empêcha absolument pas de continuer dans la sidération, et je me contentai d'être à ses côtés, dégageant toute la douceur et la bienveillance qu'il m'inspirait.

- Ou alors je deviens tout simplement cinglé., continua-t-il alors que je posais le plateau sur la table basse d'une main souple et adroite. C'est pas lui qui devenait taré, c'était la magie. Elle avait sacrément déraillé sur ce coup-là. Dites donc, jeune fille... Ta putain de gueule, toi. J'aurais dû écouter Renka quand elle m’a dit de sérieusement prendre du repos.

D'ordinaire, une telle réplique m'aurait fait ricané et Miki se serait pris mon sarcasme dans la face. D'ordinaire. Là, je fermai brièvement mes paupières tout en me redressant et les rouvrais seulement lorsque je fus assise sur notre canapé, en lui tendant son café de mes deux mains sans rien ajouter de plus. Je ne pouvais qu'être là, à ses côtés. Attendre patiemment qu'il daignât poser les questions. Et maudire la magie de toute la force de mon esprit. Tu ne m'aimes pas, c'est ça ? Mes yeux lancèrent des éclairs au mur. Ta gueule, keunotasse de magie. Merde.

Je pris ma tasse de café entre mes mains et penchai mon visage au-dessus, laissant les volutes d'air chaud détendre mon visage et apaiser le volcan qui sommeillait en moi. Mon expression s'adoucit très vite, encourageant Miki à venir s'asseoir à mes côtés. Ce qu'il ne fit pas. Rien d'anormal, en soi...

- Ok. Alors… Mettons que je sois vraiment ta… licorne, ton pégase, ton poney, peu importe… C'est quoi un Gardien et pourquoi je suis le tien ? Quel rapport avec la magie ? C'est pas que dans My Little Pony, ça ?

Je décidai de totalement élider sa dernière question.
Qui n'était pas une question, d'ailleurs.

- J'aimerais aussi savoir pourquoi tu es un des miens. J'ai quatre Gardiens en tout. Apparemment, il y aurait Amélia Lightwood, Anawea omachintruc et Kristen Khalessie en plus de toi. Tu es mon centre de télépathie, d'ailleurs - c'est une des fonctions du Pégase de l'Électricité. Le rapport avec la magie c'est que c'est elle qui décide qui sont mes gardiens. Sans demander l'avis de personne parce qu'elle est extrêmement douée pour faire chier les gens, surtout ceux qui la protègent.

Tu dépasses les bornes ! Quoi, ce que j'ai dit est faux ? Non mais c-... Alors dégage. En silence. Je respirai profondément et calmement, arrivant à juguler mon agacement totalement déplacé. Miki. Si je dois dépenser de l'énergie et du temps, que ce fût pour Miki. Pas pour m'agacer en aggravant une situation qui n'a pas besoin d'être alourdie par un, voire plusieurs, problème. Un léger sourire perla au coin de mes lèvres lorsqu'il s'affala dans notre canapé alors que je buvais une gorgée de café. À la réflexion, un thé aurait été plus judicieux pour calmer mes nerfs...

- Je suis en train de devenir fou.
- ...


Je m'apprêtais à parler et me ravisai, préférant user du langage non-verbal. Je levais alors ma main droite, celle qui n'était pas meurtrie - je rêvais ou mes doigts gauches saignaient ? -, pour effleurer sa joue du bout de mes doigts avant de poser ma paume contre sa joue avec une infinie douceur. Tu n'es pas fou, mon amour. Tu n'es pas fou. Mes yeux plongèrent dans les siens tandis que je respirais posément, anéantissant par ce biais-là mon agacement qui commençait à se faire un peu trop... magmatique. Miki. L'aider, l'épauler. Être là pour lui, le guider. J'irais exploser ma fureur à la magie plus tard. Là, ce n'était pas le moment. Miki.

- Je t'aiderai et te guiderai du mieux que je le pourrais, mon amour., dis-je de ma voix douce et bienveillante, tout en embrassant son front avec légèreté.

Je m'écartais en suivant, autant pour lui donner de l'espace que pour finir d'une traite ma tasse et m'en servir une autre. Je m'affalai contre le dossier du canapé en suivant sans quitter Miki des yeux, pour qu'il comprît bien que c'était le moment pour les questions. 05:54. ... et puis merde. Tant pis. Que je fusse celle qui était en retard au boulot pour une fois n'allait pas leur faire de mal, hein. Mierda. Je bus une troisième gorgée de café, regardant les doigts de ma main gauche, rougis et sanguinolents. J'avais dégueulassé ma tasse. Je soupirais légèrement avant de hausser les épaules. Après. Je repris une gorgée de café, posai ma tasse sur la table puis ma tête sur l'épaule de mon époux.

Putain.
Putain...


Miura Miki I.
Pégase de l'Électricité
Miura Miki I.
Messages : 7
Date d'inscription : 23/09/2018

Voir le profil de l'utilisateur
le Sam 26 Jan - 7:03
Outre les noms plus ou moins incroyables qu'elle me balance à la figure, c'est le reste de sa phrase qui fait écho dans ma tête. Son centre de télépathie ? La magie qui décide ? On en est vraiment à parler de la magie comme d'une entité vivante ? Ichigo serait ravie, probablement même jalouse. Mais pas moi. L'idée même me flanque les jetons et c'est en essayant de calmer mes nerfs que je m'installe finalement près de mon épouse. Si on reste réaliste, le fait que la magie m'ait choisi, moi, est parfaitement plausible. J'aurais été vexé qu'elle ne le fasse pas, d'ailleurs.
Ce qui est moins réaliste, en revanche, c'est le principe même de son existence. Mais Hana n'aurait aucun intérêt à me mentir et le simple fait qu'elle semble aussi dépassée elle-même suffit à apaiser mes doutes quant à ma santé mentale.

Sa main sur ma joue fait prendre à mon cœur des allures bien plus rapides mais pourtant bien plus calmes. Et ses yeux. Ses yeux, mon Dieu. J'ai l'impression d'y trouver une nouvelle lumière à chaque fois que j'y glisse les miens. L'angoisse dans ma poitrine se mue en un bref soulagement, soufflé lui-même par la surprise qui me fait sursauter lorsque j'entends la voix d'Hana parfaitement raisonner au creux de mon oreille. Sans même qu'elle n'ouvre la bouche. Tu n'es pas fou, mon amour. Tu n'es pas fou.
Fou d'elle, sûrement.
J'ai envie de paniquer, je me sens presque à deux doigts de réellement le faire et si ses yeux, sa voix et ses lèvres n'avaient pas été là pour modérer mes émotions, j'aurais sûrement explosé.

« Je t'aiderai et te guiderai du mieux que je le pourrais, mon amour. »

Qu'est-ce que je suis supposé répondre à ça ?
La bienveillance que je sens m'envelopper alors même qu'elle s'éloigne de moi dénoue un peu plus mes épaules et je la regarde, simplement, en attendant que l'information monte convenablement à mon cerveau. Mierda.
Et je sursaute, encore. Bon, les screamers audios ça va bien cinq minutes mais on peut se calmer, s'il vous plaît ?

« … Je vais vraiment devoir m'y faire. » murmuré-je dans un gémissement.

Elle pose alors sa tête sur mon épaule et j'inspire brièvement avant de déposer un baiser dans l'océan de ses cheveux roux, détendu par l'odeur de son shampooing contre mon visage. Je n'ai qu'à fermer les yeux et attendre, imaginer, voir, tout simplement. Les moments où je me réveille de la même façon, les nuits où je m'endors contre sa peau, bercé par son parfum et par la douceur de ses câlins. La pensée à elle seule me fait sourire et je glisse mes yeux sur elle avant d'attraper sa main blessée du bout de mes doigts.
Naturellement, je la relève à hauteur de ma bouche et pose un baiser contre le dos de sa main avant de précautionneusement la serrer dans la mienne.

« La prochaine fois que tu fais ça, enroules-toi du papier toilette autour des doigts, s'il te plaît. »

Un nouveau soupir s'échappe de mes lèvres et je pose ma tête contre la sienne en m'imaginant déjà les réactions de Renka lorsqu'elle me verra arriver. En retard. ... Je fais ce que je veux de toute manière. JE leur ramène de l'argent, après tout. J'AI fait décoller leur ridicule label après tout. Si je veux arriver avec autant d'heures de retard que j'estime en nécessiter... personne ne peut m'en empêcher.
La pensée arrache un sourire satisfait à ma bouche et je ferme les yeux avant de reprendre la parole.

« … Rassures-moi, je ne vais pas me transformer en cheval ? C'est pour ça que ton portable se décharge tous les soirs dans tes mains, au fait ? … Est-ce que tu provoques des orages quand tu t'énerves ? C'est un peu cliché mais ce serait incroyable. Ta sœur est au courant pour ça, au fait ? Tu es Seigneur depuis quand ? Je m'occupe de ta main dans un instant quand tu as fini ton café, d'accord ?  »

Mistwalker Hana
Seigneur de l'Électricité
Mistwalker Hana
Messages : 70
Date d'inscription : 23/09/2018
Age : 26

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 11 Fév - 4:48
Je fermai les yeux une seconde, les rouvris sur les traces sang formant des doigts sur ma tasse. Bah bravo, c’est du propre… Tu vas laisser mon esprit tranquille, demain ou quand j’aurais envoyé Setsuna te matraquer la gueule ave un iceberg ? Tu ne m’aimes paaaas ! Je lançai un regard à la fois blasé à la fois exaspéré au possible à ma tasse. Ben voyons…

Qu'est-ce que je suis supposé répondre à ça ?

Un léger sourire étira mes lèvres, aussi vaporeux que la lumière d’un beau rêve, et je ne répondis qu’en l’entourant littéralement de mon aura douce, chaude et bienveillante tout en prenant soin qu’il ne pût pas voir mon aura pour autant. Une chose à la fois, il découvrira bien assez tôt la couleur céleste, d’un azur clair semblable à un ciel ensoleillé sans nuages, de mon aura. Bientôt ne voulait pas dire tout de suite, inutile de le paniquer plus que nécessaire. Et inutile de s’agacer pour des broutilles, Hana. Tu es un océan de calme. Calme. Pas agacée. Chaque chose en son temps… Tu te paraphrases. Et tu as toujours les doigts qui saignent. Mierda. Miki sursauta à côté de moi et je plissai légèrement les yeux, ne laissant pas mon agacement contaminer mon aura de douceur que j’ai déployé pour l’en entourer. Je n’avais pas fait attention à bloquer mes pensées, ça m’apprendra à être agacée sans me maîtriser entièrement tiens… J’expire profondément et posément avant de me tourner aux trois quart de profil pour lui, comprenant qu’il allait parler.

- … Je vais vraiment devoir m'y faire.

Je souris et je posai ma tête sur son épaule, souriant de plus belle en sentant ses lèvres dans mes cheveux. Je me déportai, sans bouger ma tête, pour m’installer sur ses genoux. Comme une évidence, comme s’il n’y avait pas d’autre geste à faire en cet instant. Mon aura de bienveillance finit par m’apaiser moi-même, surtout en sentant que mon amour s’était lui-même détendu. Ah, tu vois que j’avais raison de le choisir ! Je fermai doucement mes paupières tout en retranchant vivement mon aura dans mes méridiens face au pic d’agacement qui s’empara de mes pensées. Putain fallait que je râlasse sur un truc avant de faire exploser la baraque dans un éclair. Quoique… Un si bel appartement, ce serait vraiment du gâchis… Mon attention fut vivement détournée par Miki qui s’empara de ma main blessée pour la porter à ses lèvres et en embrasser le dos. Un sourire tendre et plein de douceur me prit et détendit absolument tout mon visage. Ah… Il était adorable. Tout simplement adorable.

- La prochaine fois que tu fais ça, enroules-toi du papier toilette autour des doigts, s'il te plaît.
- Yas. J’étais trop… agacée et excédée pour le remarquer, tout à l’heure. Et c’était soit ça, soit je me mettais à râler au vingtième degré.
, avoué-je sans mal, non sans accompagner ma deuxième phrase d’un rire légèrement amusé qui adoucit le tout. Amusé parce que ça aurait sans doute envenimé la situation au… vingt-et-unième degré.

Il répondit en soupirant et je me lovais de plus belle contre lui, calant plus confortablement ma tête sur son épaule tout en fermant les yeux. Apaisée, calme, détendue. Quand il posa sa tête sur la mienne, mon sourire déjà attendri s’adoucit plus encore et je tournai mon visage vers son cou pour humer son parfum qui m’enchantait autant qu’il m’apaisait. Peut-être parce qu’il s’agissait du sien. Enfin, pas peut-être. Assurément.

- … Rassures-moi, je ne vais pas me transformer en cheval ?

Je ris en secouant la tête en signe de dénégation puis j’ouvris mes paupières en me redressant, restant tout de même assise sur ses genoux. … ses cuisses techniquement parlant.

- C'est pour ça que ton portable se décharge tous les soirs dans tes mains, au fait ? … Est-ce que tu provoques des orages quand tu t'énerves ? C'est un peu cliché mais ce serait incroyable. Ta sœur est au courant pour ça, au fait ? Tu es Seigneur depuis quand ? Je m'occupe de ta main dans un instant quand tu as fini ton café, d'accord ?

Je lui ébouriffai affectueusement les cheveux de ma main droite, celle qui n’était pas ensanglantée, et je lui souris tout en penchant légèrement ma tête du côté droit. J’étais amusée.

- Oui, c’est pour ça. Si je ne suis pas… ‘nourrie’ en électricité, je suis incapable de dormir. J’ai déjà fait peur à ma mère, bébé, quand je me suis volontairement pris un éclair dans la face pour pouvoir enfin dormir vingt heures d’affilée., dis-je en riant légèrement, un rire passablement attendri d’ailleurs. Quand je suis en colère… erh… y a plutôt comme des courants d’électricité qui m’entourent et je fais tomber des éclairs sur l’objet de ma colère. Orage ou pas, nuage ou pas., dis-je, non sans ponctuer mon aveu d’une légère moue. Céder à la colère et ouvertement électrocuter l’objet de ma colère n’était pas quelque chose dont j’étais fière. Comme la fois où j’avais cramé une… voiture… parce que… euh… sans vraiment de raisons valables en fait. C’était ça le pire d’ailleurs… Mais bon, j’avais six ans. Erreur de jeunesse. Erhm. Setsuna est au courant, elle est la Seigneur de l’Eau, moi celle de l’Électricité. Nous le sommes depuis notre naissance. Et d’accord., dis-je en prenant ma tasse et en avalant une longue gorgée de café avant de me resservir sans réfléchir.

Je fronçai les sourcils. Ouais… ça faisait la troisième d'affilée quand même… Meh. Je fixais ma tasse avant de soupirer et de la laisser dans sa soucoupe. Mieux valait que j’y aille mollo. Mon téléphone vibra sous les coups de six heures. Je plissai les sourcils. Un texto ? Je l’ouvris… avant de verrouiller mon portable et de le poser face retournée sur la table basse avec un air détaché et blasé au possible. Une conférence de presse. À huit heures. Et ça leur aurait crevé les orteils de me prévenir… au moins la veille et pas deux heures avant ? Et tu as un shooting à sept heures, aussi. Oh et puis merde. Je levai les yeux au ciel avant de prendre une énième gorgée de café.

- On prend notre matinée off ?

J’étais une bosseuse, pas acharnée mais j’ai toujours fait mon travail correctement. Principalement parce que j’étais passionnée par mon travail. Mais là… j’avais pas envie. Violemment pas.


Contenu sponsorisé

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum