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 Verte de rage feat Skaði

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Centaure de l'Électricité
Omaktakowa Anawea E.
Messages : 107
Date d'inscription : 09/11/2018

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le Jeu 3 Jan - 23:10
Verte de rage feat Skaði
“ Green day for a green person”
Un événement de grande envergure Sunday November 11th
J’avais marqué ce jour d’une pierre blanche, des mois et des mois que je l’attendais et enfin il était arrivé.  L’attente n’était plus il ne restait plus qu’à vivre et profiter. Même si ça restait en lien avec mon travail ça touchait quand même des sujets auxquels je m’intéressais. Je les abordais dans la vie de tous les jours et le simple fait de l’aborder d’une manière différente attisait ma curiosité, j’allais pouvoir croiser d’autres personnes qui celles que je vois à l’hôpital. J’allais avoir un contact plus intense avec le monde extérieur et j’en avais besoin. J’avais un peu de mal à supporter le quotidien habituel qui avait repris un peu trop vite à mon goût depuis mon retour de congés.

C’était un peu comme si j’avais pu goûter à quelque chose de nouveau sans réellement pouvoir davantage profiter de sa saveur. Un peu comme un échantillon qu’on vous donne dont le contenu est juste suffisant pour que vous en demandiez encore. De ce côté-là le cerveau humain a encore pas mal de mystères irrésolus. Théoriquement elle s’explique, plusieurs scientifiques ont fait des recherches dessus, mais de ce que j’ai lu cela concerne les drogues. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles ne détruisent pas les cellules, elles les modifient. Elles augmentent le niveau de dopamine dans la circuit de la récompense et créent ainsi une sensation de plaisir qui peut devenir addictive.  La dépendance je sais ce que c’est, j’en ai eu et je n’en ai pas été fière pendant longtemps. Cependant j’ai réussi à m’en sortir sans devenir accro entre-temps. Ou du moins pas entièrement. Tout en sachant que sur 5 personnes une seule est susceptible d’atteindre l’addiction. Car oui la dépendance et l’addiction ne sont pas similaires. Une personne dépendante est déclarée lorsque l’arrêt de prise de la substance provoque un sevrage, alors qu’une personne accro ou qui a une addiction, cherchera à consommer absolument sans se préoccuper des conséquences que ça aura sur elle. La différence est bien présente.

Pour moi la drogue c’est du passé mais ça ne signifie pas non plus que j’ai oublié. Au contraire je ne souhaite pas oublier pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, même si quelque part on peut pas tout prévoir ; contrairement à ce qu’il pense l’homme ne contrôle rien du tout. Il n’est qu’une infime partie de l’univers tel un immense puzzle dont il est l’une des milliers de pièces. Un parmi des milliers ; un parmi tant d’autres comme une parcelle de lumière qui brille autant que les autres mais qui étrangement scintille différemment si on la regarde plus attentivement.  D’ailleurs c’est une attitude que j’évite d’avoir quand je dois m’exprimer en public ou plutôt devant une assemblée humaine. Comme ici. Je ne sais pas vous mais fixer une personne en particulier quand je dois m’adresser à des milliers de gens ou une centaine ça ne me facilite pas la tâche. En général je balaie  la salle du regard et mon regard ne fait que croiser celui des autres avant de s’élever quelques instants au plafond pour ensuite revenir à son point de départ. Qui est tout sauf humain. En général c’est un insecte ou une particule de poussière que je suis des yeux, mais les insectes sont plus distrayants ils changement régulièrement de place, et quand je sens que mon regard est trop fuyant je m’attarde sur un élément architectural de l’endroit où je me trouve, ça au moins ça ne change de pas de place.

Car je n’aime pas fixer une personne en sachant qu’elle s’en apercevra et qu’elle se posera des questions par la suite, questions qu’elle sera tentée de venir me poser directement. Ce dont je n’ai pas spécialement envie, moins j’ai de problèmes, mieux je me porte.

En fait en discutant de ça avec un collègue je pensais que nous serions amenés à nous exprimer en public, en soi faire un discours mais je m’étais vite aperçue que non. En vu des thèmes abordés lors de cet événement vu mes lacunes sur certains quelque part ça me rassurait. Même si j’aimais autant la foule que les cafards, j’évitais soigneusement le regard des gens ou la nécessité de leur adresser la parole. Du moins pas à ceux pour qui je jugeais cela inutile.

Je sais que ce genre d’attitude pourrait déplaire à certains mais l’occasion de pouvoir parler de la médecine des plantes avec de grands spécialistes avec qui on ne peut pas obtenir de rendez-vous sous 6 mois se présentait peu de fois dans une vie.

Habillée d’une simple robe blanche légère fines bretelles avec un long gilet de laine couleur iceberg aux motifs de flocons finement tricotés je me promenais librement dans les lieux profitant de l’exposition. Les mains croisés dans mon dos les cheveux relevés en queue de cheval haute sans dreads pour une fois, quelques accessoires argentés aux poignets dont une chaîne mise en bandeau au niveau du front. Je manquais de heurter quelqu’un en avançant droit devant moi sans remarquer que quelques pièces s’étaient échappées de ma besace.

     
Codage par Libella sur Graphiorum
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